Par ici les sorties !

28 novembre 2019

CHRONIQUE

Personne n'ose se lier d'amitié avec Wendy Frost. Elle a l'air si froide. Mais alors… Se fera-t-elle jamais de vrais amis ?

Bien sûr, elle en aura ! Mais pas sans l'aide de nos jeunes amateurs de théâtre.

Un Baby Winter Show racontant l’histoire de cette petite Wendy Frost vous est proposé ce samedi / à partir de 16h / à l’hôtel Sharq Village and Spa.

Les enfants deviendront des participants actifs lors des nombreuses inclusions interactives du spectacle. Ensemble, vous allez faire un voyage à travers une forêt enneigée / réchauffer un petit renard, / nourrir un écureuil // et découvrir où mène une mystérieuse carte magique.

Pour plus de renseignements et vos tickets, visitez le site : www.babytheaterpeekaboo.com.

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Le Qatar Street Food Festival 2019 se clôture ce week-end. C’est donc votre dernière chance d’en profiter. Il a lieu à Al Bidda Park près du café 999. Il est ouvert de 16h à minuit. Il fermera ses portes ce samedi.

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La protection de l'environnement, ça vous intéresse mais vous ne savez pas trop comment vous y prendre ? On vous apprendra quoi faire et comment agir au mieux pour notre planète grâce à des jeux et des activités amusantes : Grow Green se déroule ce vendredi de 15 à 18h à l’Oxygen Park d’Education City.

Pour vous inscrire : communityservices@qf.org.qa ou 44542851

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Et si on parlait course de voiture ?! Vous irez au cinéma ce week-end, c’est sûr ! Car le film « Ford contre Ferrari » sort enfin dans nos salles.

Ce long métrage de 2h35 retrace la compétition acharnée qui opposait Ford à Ferrari dans les années 60.

Alors que la grande compagnie américaine connait des problèmes financiers, elle souhaite se créer une image plus glamour et sportive. Pour y arriver quoi de mieux que de racheter la plus célèbre des scuderia : Ferrari. Mais Il commandatore, Enzo Ferrari, refuse insultant Ford et son directeur général, Henry Ford 2. Offense suprême : la scuderia cède des parts à Fiat.

Henry Ford Junior le prend comme un affront personnel et n’aura de cesse que de chercher à vaincre Ferrari sur son terrain de jeu fétiche : La course des 24h du Mans. Pour y parvenir, 2 personnes, aussi spectaculaires que dangereuses, seront appelées à créer un modèle de sport qui manque tant à la marque: le consultant et ancien champion Carroll Shelby et le pilote Ken Miles.

Nous connaissons bien le réalisateur, James Mangold, particulièrement pour deux films de très belle facture : « Walk The Line » et « Logan ». Aujourd’hui, il braque sa caméra sur les circuits automobiles à travers ces deux personnalités campées respectivement par Matt Damon / et Christian Bale.

Attention, le film commence. L’écran du cinéma est encore noir et pourtant les commentaires sportifs se font déjà entendre. Ca y est ! Le film s’ouvre sur la victoire de Shelby au Mans de 1959. Ca démarre fort. Les images sont belles. D’autant que tout est authentique. Très peu d’effets numériques sont utilisés, ce qui donne à ce métrage une dimension réelle. La plus belle réussite va sans aucun doute à l’aspect technique : des voitures parfaitement bien restituées, des scènes montrant les circuits de Daytona et du Mans tels qu’ils l’étaient à l’époque, des garages reproduits à l’identique et même certains détails, comme ces fameux téléphones pour communiquer entre les loges et les puits. Tout cela est pleinement crédible et donne vraiment l’impression que l’on revit, quelque peu, ces grandes heures de l’endurance.

Alors même si le scénario présente quelques erreurs par rapport à la vraie histoire, le scènes sont bien conçues, sans jamais tomber dans l’excès de cascades invraisemblables. Même l’accident mortel de Ken Miles sera reproduit avec beaucoup de retenue.

Venons-en au jeu d’acteur. Il est d’une justesse époustouflante. Christian Bale nous livre une performance des plus extraordinaires, se tordant même la bouche par mimétisme du pilote antipathique. En véritable caméléon, il est émouvant et nous fait presque oublier qu’il n’est pas réellement Ken Miles. Quant à Matt Damon, il nous charme tout autant dès les premières minutes.   

En conclusion, très soucieux du réalisme, James Mangold nous immerge avec succès dans ce film. Il parvient à nous faire rouler à 300 km/h au volant des boites de conserves. Les sensations sont là. Et si vous n’aviez pas d’attirance particulière pour le sport automobile, la passion va naître avec ce film.

Dorothee Faraon.