Doha soutient le processus de paix en Afghanistan

23 mars 2020

Doha est toujours en première ligne pour soutenir le processus de paix en Afghanistan. Après la signature d’un accord entre Américains et Talibans à Doha le 29 février dernier, le temps est désormais à la mise en œuvre des termes de l’entente entre Afghans.

Les premiers pourparlers techniques entre le gouvernement afghan et le mouvement taliban viennent de débuter sous les auspices du Qatar et des États-Unis par vidéoconférence en raison de la crise mondiale du coronavirus. La question qui est désormais sur la table et qui constitue une étape essentielle du processus de paix est celle de la libération des prisonniers. 

Le texte signé en février dernier à Doha prévoit notamment la libération jusqu'à 5.000 personnes détenues par Kaboul et jusqu'à 1.000 membres des forces afghanes détenus par les Talibans. Ces libérations auraient dû initialement intervenir avant le 10 mars, date initiale du début de négociations de paix inter afghanes. 

Le ministère qatarien des Affaires étrangères a déclaré que ces premières discussions  techniques avaient été fructueuses et constructives : les deux parties ayant discuté des listes de prisonniers à libérer, la manière de vérifier leur identité, les  lieux de leur libération et des transferts vers des sites dédiés. 

Selon le communiqué officiel, toutes les parties ont confirmé leur engagement à poursuivre les négociations pour une paix globale, tous sont déterminés à reprendre les pourparlers dans les prochains jours.

Le Qatar a, par ailleurs, été de nouveau félicité pour ses efforts diplomatiques. Son Altesse l'Émir, Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani, a reçu ce dimanche un message écrit du Secrétaire général de l'OTAN, pour le remercier de son grand soutien personnel pour ramener la paix en Afghanistan, mais aussi pour le renfoncement des relations entre l’État du Qatar et l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, ce depuis les 15 dernières années.

 Véronique Francony