Des négociations de paix afghanes historiques à Doha

12 septembre 2020

L’espoir de paix en Afghanistan prend forme au Qatar. Les négociations qui ont commencé hier dans un hôtel à Doha s’annoncent certes très difficiles et compliquées mais pour le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres : « cette opportunité inespérée est une occasion majeure de réaliser les aspirations de paix du peuple afghan après des décennies de guerre ».

C’est le vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, Cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al Thani qui a présidé l’ouverture de ces négociations en présence des représentants du gouvernement afghan, des talibans, du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo et de l'émissaire américain en Afghanistan, Zalmay Khalilzad. Quatorze ministres des affaires étrangères et de hauts fonctionnaires ont également pris part à ces négociations par visio-conférence.  

Cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al Thani, a déclaré « L’histoire nous a enseigné, que les forces militaires ne peuvent résoudre le conflit en Afghanistan et que le seul moyen de parvenir à la paix est un cessez-le-feu immédiat et permanent entre les composantes de la société afghane ».

Ces négociations historiques interviennent sept mois après la signature de l'Accord de paix d’Afghanistan entre les États-Unis et les talibans en février dernier à Doha. C’était le début de pourparlers directes entre le gouvernement afghan et les talibans sur la voie du règlement du conflit. L'accord signé le 29 février prévoyait un démarrage des négociations de paix interafghanes le 10 mars, mais le processus a été repoussé.

Plusieurs chapitres sont sur la table des négociations dont la durée reste indéterminée.

Le Président du Comité de réconciliation afghane, Abdullah Abdullah, a salué le rôle de l'État du Qatar et sa volonté de ramener la paix dans son pays. Abdullah Abdullah a averti que la réalisation d'une paix permanente suggère la préservation des droits de tous, femmes, minorités et victimes de la guerre.

Sarra Rajhi.