Le rôle du Qatar salué dans le plan de paix afghan

13 septembre 2020

Les protagonistes présents à Doha ont tous salué le rôle joué par le Qatar dans l’accueil de ces négociations de paix. 

Le chef du bureau politique des talibans au Qatar, le mollah Abdul Ghani Baradar a souligné le désir des Talibans de construire la paix et la stabilité pour l'avenir de l'Afghanistan par des négociations, notant les points de désaccord qui pourraient faire obstacle. Il a demandé aux deux parties de prêter attention aux enseignements de la vraie religion islamique, en tenant compte des intérêts de tous les spectres du peuple afghan et non pas une partie.

Le Président du Haut Conseil pour la réconciliation nationale de l'Afghanistan a quant à lui salué la volonté de toutes les parties de parvenir à une paix durable et d'arrêter l'effusion de sang. Selon le Dr. Abdullah Abdullah, les demandes légitimes du peuple afghan appellent à la fin de la guerre et des souffrances, fondées sur la suprématie de la constitution. Il a rappelé que plus de 12 000 Afghans sont morts et plus de 15 000 blessés.

« Nous sommes fermement convaincus que la protection des droits de tous les Afghans est le meilleur moyen pour de briser le cycle de la violence », a déclaré pour sa part Mike Pompeo, secrétaire d'État américain.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, espère que les progrès vers la paix pourront conduire au retour de millions d'Afghans déplacés à l'intérieur et à travers les frontières dans leurs foyers. Pour le secrétaire général de l’OTAN, après des décennies de conflit, ces pourparlers sont la meilleure chance de paix.

Selon le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, un cessez-le-feu humanitaire doit être la priorité en ce début de processus. Il s’est dit prêt à accueillir une série de pourparlers.

Son homologue indien, Subra-man-yam Jai-shan-kar insiste lui sur le fait que tout processus de paix doit être dirigé par les Afghans, appartenir aux Afghans et contrôler par les Afghans. Il indique par ailleurs que les intérêts des minorités, des femmes et des personnes vulnérables doivent être garantis.

Selon le Bureau de communication du gouvernement, depuis 2008, le Qatar a joué un rôle de médiateur dans environ 10 dossiers régionaux et internationaux clés.

Parmi eux, l’accord entre les factions libanaises qui ont mis fin à une crise politique de 18 mois, ou encore celui entre le Soudan et le Tchad, les pourparlers de paix entre les factions soudanaises, le cessez- le feu entre Djibouti et l’Erythrée ou encore l’accord de Doha entre le Fatah et le Hamas.

La dernière médiation en date est celle qui a lieu en ce moment pour faciliter les négociations directes entre le gouvernement afghan et les talibans.

 

Karine Jammal.