Publication d'une étude de Weill Cornell Medicine - Qatar sur la qualité de l'air

16 novembre 2020
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Au début du mois, un rapport du Health Effects Institute soulignait la mauvaise qualité de l’air au Qatar. Cette semaine, on apprend que les travaux de 5 étudiants de l’Université Weill Cornell portant sur la qualité de l’air sur le campus d’Education City ont été publiés dans le journal Qscience Connect, une publication des Presses de l’Université Hamad Bin Khalifa.

L’étude portait sur le suivi et l’analyse des particules fines dans l’atmosphère. Elle s’est intéressée aux PM 2,5, inférieures à 2,5 microns, considérées par l’Organisation Mondiale de la Santé comme les plus nocives, car elles entraînent des maladies cardiovasculaires et des maladies respiratoires. L’OMS recommande de ne pas dépasser une exposition moyenne annuelle à 10 microgrammes par m³ d’air, et 25 microgrammes par m³ d’air sur 24 heures.

Les relevés effectués sur deux sites d’Education City montrent que sur les périodes d’observation, entre septembre 2019 et février 2020, les concentrations entre 28 et 37 microgrammes par m³ ont constamment dépassé les valeurs recommandées par l’OMS. L’étude souligne également que s’il existe une norme nationale pour les particules fines PM 10 (plus grosses et donc moins dangereuses pour la santé), il n’existe pas de normes au Qatar pour les PM 2,5. Ces travaux montrent enfin que les résultats obtenus sont inférieurs aux résultats de février, septembre et décembre 2012, sur la Corniche, à Aspire Zone et sur le Campus de Qatar University.

L’étude permet encore une fois de souligner la nécessité d’une approche intégrée et transparente dans la gestion de la qualité de l’air au Qatar.

Thierry Lesales.

 

 

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