La crise du Golfe discutée au Global Security Forum

18 novembre 2020
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Le ministre qatarien des Affaires étrangères et le conseiller national à la sécurité américaine auprès du président Trump s’exprimaient hier à l’occasion de l’ouverture du Global Security Forum, un sommet virtuel cette année. La question de la levée du siège imposé au Qatar en 2017 est revenue dans les discussions.   

Le sujet fait la Une de tous les quotidiens anglophones et arabophones qatariens, ce matin. Le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, Cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al Thani, réitère la position du Qatar à propos de la crise du Golfe indiquant que le Qatar s’était montré très ouvert depuis le début pour un dialogue avec les pays assiégeants, basé sur le respect mutuel, la non-ingérence dans les affaires des autres et le respect de la souveraineté de chaque pays. « Il n’y aura pas de vainqueur à cette crise » a reconnu le chef de la diplomatie qatarienne.

Robert O'Brien, le conseiller à la sécurité nationale du président américain Donald Trump, a déclaré qu'il espérait voir Qatar Airways être en mesure de survoler le Bahreïn et l’Arabie saoudite « dans les 70 prochains jours ».

Il a ajouté que les États-Unis ont de bonnes relations avec tous les États du Golfe et qu'ils travaillaient à résoudre la fracture : « Il est dans notre intérêt que le CCG se réunisse. Cela créera de réelles opportunités économiques au Moyen-Orient. »

La question des relations avec l’Iran a aussi été évoquée tout comme le dialogue intra-afghan qui se tient en ce moment à Doha sous la bienveillance des américains et des qatariens.

Véronique Francony   

 

 

 

 

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