Le Qatar participe au débat sur la réforme du Conseil de Sécurité

22 novembre 2020
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Un vaste débat sur la réforme du Conseil de Sécurité a débuté à l’Onu, au cours duquel, le président de la 75e session de l’Assemblée générale, Volkan Bozkir, a dénoncé, l'inefficacité de cette instance, critiquant « les intérêts concurrents » de ses membres. Il a notamment nommé la représentante permanente du Qatar auprès des Nations Unies pour diriger et faciliter les négociations sur la réforme du Conseil de Sécurité. 

Ce sont donc deux femmes qui vont s’atteler à diriger et faciliter les négociations. Cheikha Alya Ahmed bin Saif al Thani et son homologue polonaise, Joanna Wronecka.

Dans une lettre adressée à tous les États membres de l'ONU, Volkan Bozkir a déclaré que l'Assemblée générale avait décidé de poursuivre les négociations intergouvernementales sur la réforme du Conseil de Sécurité lors d'une session informelle.

La nomination, de l'Ambassadrice Sheikha Alya Ahmed bin Saif al Thani à cette mission, vient en reconnaissance du rôle du Qatar au sein des Nations Unies, de sa croyance dans le principe du multilatéralisme et de sa volonté de développer les mécanismes de travail de l'organisation pour réaliser ses objectifs. Selon le président de l’Assemblée générale, « la réforme du Conseil de sécurité est un impératif inévitable, à la fois difficile et essentiel ».

« À de nombreuses reprises, le Conseil a failli à sa responsabilité de maintenir la paix et la sécurité internationales », a dénoncé Volkan Bozkir, sans donner d'exemples concrets. Pour rappel, le Conseil de sécurité, qui peut décider de sanctions internationales et d'un recours à la force dans le monde, compte au total 15 membres dont 5 permanents et 10 non permanents pour un mandat de deux ans, dont la moitié est renouvelée tous les ans. Les cinq membres permanents, seuls à disposer du droit de veto, sont les Etats-Unis, la Chine, la Russie, la France et le Royaume-Uni.

Karine Jammal.

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