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Le Dr Majed Al-Ansari réaffirme la position du Qatar face à l'agression iranienne contre le pays

Le Dr Al Ansari a souligné que le Qatar n'a jamais été partie prenante à cette guerre et refuse que son territoire soit utilisé pour attaquer un autre pays. Le Qatar répondra à toute agression contre sa souveraineté. Le porte-parole a rappelé que le dialogue reste la meilleure solution pour régler les conflits, mais que la médiation ne peut être envisagée tant que le pays subit des agressions quotidiennes. L’arrêt des attaques est un préalable à toute discussion : "Ici, au Qatar, nous avons toujours été convaincus que tout conflit ne peut se terminer que sur la table des négociations. Et quelle que soit la difficulté de la situation actuelle, l’issue de ce conflit se trouvera sur la table des négociations. Par conséquent, plus vite nous y parviendrons, mettrons fin à l’escalade et arrêterons les attaques contre nos pays et nos peuples, mieux ce sera pour les populations de la région, pour la paix et la sécurité internationales, ainsi que pour l’économie mondiale." 
 
Le Dr al Ansari a précisé que c’est grâce aux ripostes efficaces des forces armées qatariennes, qu’aucun dommage réel n’a été enregistré sur le terrain jusqu’à présent. Toutes les mesures ont été prises pour protéger les installations civiles et vitales, et la plupart des attaques ont été repoussées avec succès.  Mais le Qatar considère le ciblage des infrastructures vitales comme un grand danger qui doit être immédiatement arrêté, pour éviter une catastrophe humanitaire majeure : "Cette région ne peut pas supporter ce type d’attaques contre ses infrastructures. Si elles se poursuivent, nous assisterons à une catastrophe humanitaire. Nous avons vu ces attaques des deux côtés du Golfe. Elles ont eu un impact immédiat sur la vie des populations, et les civils, les populations civiles, ne doivent jamais être pris pour cible — dans aucune guerre, dans aucun conflit, d’aucune manière. C’est la pire manière de les attaquer." 
 
Selon le Porte-Parole, ce conflit sans précédent est le résultat d’une escalade incontrôlée, contre laquelle le Qatar avait mis en garde depuis de nombreuses années : "À l’heure où nous parlons, vous pouvez placer une carte de la région devant vous : vous ne trouverez aucun point où l’escalade n’est pas en cours. C’est exactement ce que nous disions dès le premier jour. C’est le plus grand “je vous l’avais dit” de l’histoire des “je vous l’avais dit”. Nous avons averti dès le premier jour que, laissée sans contrôle, l’escalade qui a commencé en 2023 conduirait à une guerre régionale. Ce que nous voyons aujourd’hui est bien une guerre régionale, qui peut encore être contenue. Mais la trajectoire que nous suivons actuellement est extrêmement dangereuse pour la région. Sur le plan diplomatique, des efforts sont en cours, des contacts quasi quotidiens ont lieu avec les partenaires régionaux et internationaux. Le Qatar a reçu plus de 57 appels de dirigeants internationaux concernant les récents développements, et les agressions iraniennes. Et il existe par ailleurs une coordination complète entre les pays du Conseil de coopération du Golfe aux niveaux défensif et politique, avec des réunions continues."
 
Et interrogé sur le récent chantage iranien sur le trafic maritime par le détroit d’Ormuz. Le Dr Majed al Ansari a eu cette réponse : "Personne au monde — y compris le ministre iranien des Affaires étrangères — n’a son mot à dire sur la souveraineté du Qatar, sur les personnes que nous choisissons d’accueillir sur notre territoire, ni sur la nature des relations diplomatiques que nous décidons d’entretenir. La souveraineté du Qatar n’est négociable."  
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